Si ce n’est pas dĂ©jĂ fait, je vous invite Ă lire l’article prĂ©cĂ©dent. Autrement, je vous souhaite une trĂšs bonne lecture ! đ
Les outils adaptés à votre travail
Lors de cette sĂ©ance, je me retrouve devant mon tableau et je me demande ce que je vais faire… Dâabord, je me dis que je peux essayer de mâattaquer au dĂ©but de la rĂ©alisation du bois, sur mon tableau, du cĂŽtĂ© gauche du visage et du buste du personnage (femme arbre).

Pour ce faire, je prends mes pinceaux du dĂ©but (ceux qui m’ont principalement servi pour la rĂ©alisation de mon premier tableau). Ils sont plus fins et plus durs. Jâessaie de faire comme avec les poivrons.
Câest-Ă -dire que je pense alors que je vais pouvoir rentrer dans les dĂ©tails, et peaufiner les choses. En gros, je me dis quâen utilisant les mĂȘmes pinceaux, je risque dâobtenir les mĂȘmes rĂ©sultats, car câest comme ça que jâai fait prĂ©cĂ©demmentâŠ
Ăa partait d’une bonne idĂ©e, mais lĂ câĂ©tait une erreur. Dâune part, je ne me rappelle pas trĂšs bien comment jâai procĂ©dĂ©, et dâautre part, le procĂ©dĂ© ne sâapplique pas forcĂ©ment de la mĂȘme maniĂšre ici. C’est quâon n’a pas forcĂ©ment la mĂȘme base de travail. On ne se rappelle pas forcĂ©ment non plus comment on a fait. Alors il faut chercher. Plus important encore, les pinceaux ne sont pas de taille suffisante par rapport Ă la taille du tableau, pour travailler efficacement !
Pourtant, jâai trouvĂ© cela surprenant, car je me suis dite que si l’on faisait du dĂ©tail, l’on pouvait sâattendre Ă ce que le petit pinceau soit suffisant. Mais entre une toile de tout petit format, en 20cm par 20cm et une plus grande toile, il faut dĂ©jĂ adapter ses outils.
Je ne dis pas cependant qu’on ne pourra pas passer aux pinceaux trĂšs fins plus tard ! Je dis surtout que c’Ă©tait un peu prĂ©maturĂ©. Visiblement, il valait mieux commencer Ă dĂ©tailler, mais Ă plus grands coups de pinceaux d’abord.
ForcĂ©ment, j’ai cherchĂ© dans quelle mesure il fallait avancer. Que devais-je faire ? Ă quelle partie devais-je m’attaquer ? Jâai cherchĂ© car on a vu que câest important dâutiliser ce quâon a dĂ©jĂ créé : au niveau des formes et des couleurs (voir prochainement : pĂ©tales d’hortensias).
Dans les couches que j’avais dĂ©jĂ posĂ©es, on dĂ©celait des lumiĂšres. Mais ce n’Ă©tait que des couches de peinture d’essais. Je comptais les retravailler.
Couleurs, applications, références
Jâallais donc mây attaquer, Ă ce bois/cette texture ! En vĂ©ritĂ©, jâajoutais ça et lĂ des touches de bruns, en regardant ce que ça donnait, toujours avec mon pinceau trop petit…
Jâaime essayer et regarder ce que ça donne, trouver une harmonie. Jâessayais aussi de voir ce que je pouvais faire avec le reste de peinture de la semaine passĂ©e, que jâavais mal dosĂ© ! Il en restait encore un peu dans ma boite palette. J’ai donc fait des variations de bruns et des essais.
đ§ En plus de considĂ©rer la surface Ă couvrir, pour la quantitĂ© de peinture ; considĂ©rer le temps disponible pour peindre.
Câest Ă prendre en compte pour ne se servir que la quantitĂ© nĂ©cessaire et prĂ©server ses ressources. Ensuite, nâhĂ©sitez pas Ă prĂ©lever encore ce quâil vous faut. Il vaut mieux Ă©viter dâĂȘtre fainĂ©ant pour ça, câest mieux !
đ Notez que la mĂȘme couleur, ici le mĂȘme brun, ne rend pas pareil selon la surface et la coloration sur laquelle on le pose.
C’est-Ă -dire quâil aura lâair plus ou moins sombre. Cela va dĂ©pendre encore de lâĂ©paisseur de matiĂšre que vous apposez sur la toile.
Avec mon brun et la maniĂšre dont je l’appliquais, ma professeure trouvait quâil y avait des tĂąches.
Si vraiment jâappliquais les choses comme cela, il fallait, pour bien faire, que jâintĂšgre la peinture, en la « tirant » un peu. Câest-Ă -dire que je viens au bord de la peinture et avec un pinceau propre, et jâemmĂšne la matiĂšre un peu plus loin, en faisant une sorte de dĂ©gradĂ©.
Moi je voulais faire des « plaques » dâĂ©corce. Mais pour tout dire, ce nâĂ©tait pas clair pour moi dans la maniĂšre de procĂ©der ! Jâavais nĂ©anmoins une image assez claire de ce que je cherche Ă obtenir.
Je cherche Ă obtenir un personnage intrigant, sĂ©vĂšre mais doux Ă la fois dans le regard et la posture. Je voulais une impression de force, une incarnation de la nature. Je souhaite que mon personnage soit plus vrai que nature, si possible, mi-humain (donc travailler la carnation) et mis arbre. Câest un beau et grand dĂ©fi technique, Ă©tant donnĂ© que je ne me suis essayĂ©e quâune seule fois au travail de la peau, et câĂ©tait lors de mon tout premier essai Ă lâhuile. Pour finir, je veux que mon personnage soit entourĂ© de vĂ©gĂ©tation : de petites branches, et de verdure.
Câest rĂ©alisable, je le sais car si jâai rĂ©ussi Ă faire les poivrons, avec force de patience et de sĂ©ances, je dois pouvoir rĂ©aliser encore de lâherbe et dâautres dĂ©tails.
DĂ©jĂ , si jâavais pris mes rĂ©fĂ©rences tout de suite, ça mâaurait aidĂ©, en plus de cela elles Ă©taient prĂȘtes ! Les rĂ©fĂ©rences donnent des idĂ©es sur la constitution de la nature et de ce que vous voulez peindre. Câest important et vous devez vous en constituer un dossier personnel.
Si vous voulez un exemple, il y a la peintre Rosa Bonheur, qui disait elle-mĂȘme que lâartiste doit avoir ses fournitures de rĂ©fĂ©rences personnelles. Je vous conseille dâailleurs sa biographie dans le trĂšs bon livre sur sa vie ; que jâai beaucoup aimĂ©, et oĂč vous pourrez lire la mĂȘme chose. Elle Ă©tait considĂ©rĂ©e comme la plus grande peintre, femme qui plus est, du genre de la peinture animaliĂšre. Elle Ă©tait vraiment passionnĂ©e et dĂ©terminĂ©e. Câest Ă lire absolument !
Focus sur une partie de la réalisation
Je voulais faire une ombre sous le cou. Ma professeure m’a dit que ce nâĂ©tait pas dans la continuitĂ©. Il faut faire attention à ça.
Ensuite, il faut dire que souvent les gens travaillent un peu Ă droite, Ă gauche. Câest pour Ă©viter de focaliser sur un endroit, et dâavoir des erreurs de proportions. Mais lĂ , elle m’a dit que câĂ©tait posĂ© : il y a les proportions.
Câest au moment oĂč on se lance sur la toile quâon travaille partout. Pour avancer, enfin, il faut travailler Ă un endroit et aller vers ce quâon veut faire : c’est-Ă -dire vers la fin et vers l’Ă©laboration. Sinon on n’avance pas ! Et au moins, en faisant ça, on a la possibilitĂ© de mĂ©langer les couleurs, tant que ce nâest pas encore sec. En outre, en avançant Ă un endroit, on a ainsi une rĂ©fĂ©rence pour aller plus loin et avancer, petit Ă petit.
Conclusion
Encore une fois, le pinceau était trop petit. Il faut varier selon le besoin :
- Variez la taille de votre pinceau selon le besoin et la grandeur de la toile
- Préparez vos références et ayez-les à portée de main
- Prélevez la peinture au fur et à mesure (évitez la fainéantise)
- ConsidĂ©rez votre temps disponible au moment de vous lancer (choisissez lâĂ©lĂ©ment que vous allez travailler)
- Gardez Ă lâesprit que la couleur varie selon son environnement direct (pour les plus avancĂ©s)
- Enfin, si vous le souhaitez, prenez des notes – vous pourrez vous y rĂ©fĂ©rer plus tard
JâespĂšre que cet article vous a plu, et je vous dis Ă la semaine prochaine pour la suite. đđ
