Dans cet article, je vous montre comment corriger et faire évoluer un tableau réalisé à la peinture à l’huile, à partir d’un exemple concret en atelier.
Corriger une erreur de peinture avec le couteau à peindre
Focus sur le couteau de peinture
Utilisation « normale » du couteau de peinture

Le couteau à peindre sert à mélanger la peinture sur la palette. Il sert aussi lorsque l’on fait de la peinture au couteau (donc de la peinture posée sur la toile avec lui). Plus rarement, il est utile pour corriger des bêtises. Cela ne l’abîme pas vraiment, mais il n’est pas directement fait pour ça, c’est sûr. Par contre, on n’a pas vraiment mieux pour enlever la bêtise en question. Je vous montre…
Astuce : le couteau à peindre pour gratter une surface sèche

Dans cette image, vous voyez qu’il y a un trait qui apparaît dans la peinture. C’est une légère surépaisseur qui est là car un coup de pinceau, lors d’une séance précédente, est venu poser de la matière au bord du passage du pinceau.
Cette matière a séché. C’est gênant, car on le voit et l’on veut un autre motif à la place. Même si on repeint par-dessus, cela se verra.
Donc, puisque l’on veut maintenant corriger ce détail, on va être obligé de « gratter » l’épaisseur.
Pour ce faire, on utilise le couteau avec son biais pour gratter et enlever la matière au plus près de la toile. Je vous le montre en vidéo :
Je gratte soigneusement le relief de la peinture. Un petit monticule se crée sur le pinceau. Je le retire.
Si vous avez ce problème, vous pouvez faire comme ça.
C’est une astuce très pratique si vous vous retrouvez dans une situation similaire.
Corriger une erreur ne suffit pas : un tableau évolue constamment…
Processus artistique : tester, recommencer et ajuster la composition
Il faut quand même que je vous montre la toile comme elle était avant que j’arrive à finaliser tout l’arrière-plan et le vase. Dans l’article en lien, vous verrez ce que cela donne et vous apprendrez encore quelques astuces et conseils de ma part.
Mais avant d’en arriver là, je tiens à le dire : on peint parfois à tâtons. C’est le cas surtout quand on est débutant, et c’est nor-mal. Même moi, je vous dirais que j’ai drôlement appris en me lançant dans cette nature morte d’intérieur en grand format.

Vous avez donc ici une étape (un peu loupée) de l’évolution du tableau. Je dis « loupée » car j’ai quand même essayé trois vases avant de déterminer le bon placement et la bonne forme.
Oui, j’ai testé, et non, ce n’est pas grave.
Créer du volume en peinture en suivant les formes
Les articles se répondent, car celui-ci vient compléter l’idée que j’ai évoquée dans le précédent, concernant la création du volume en peinture.
J’ai dit qu’il faut peindre dans le sens de la forme. C’est exactement ce que je peux vous montrer dans cet essai que je n’ai certes pas gardé, mais où je vous présente le mouvement en courtes vidéos :
1 – On peint de haut en bas et de gauche à droite.
2 – On suit les formes du volume.
3 – On en profite pour bien lisser la peinture et créer une belle surface.
On répète le processus jusqu’à arriver à un résultat satisfaisant.

Vraiment, il ne faut pas avoir peur de l’évolution.

Là, vous voyez le vase après que j’ai recouvert le premier d’une couche de la même couleur que le fond. C’était un test, mais en vérité, c’est difficile de poser une forme géométrique comme ça.
J’ai fait ça sur le vif, peut-être plus pour me donner une idée.
En outre, je pensais poser tout de suite le drap sur le côté de la table, mais tout compte fait, après tous ces tests, j’ai complètement recouvert l’arrière-plan et décidé de créer la table en premier.
Fluidifier la peinture pour une application plus facile
Mélanger la peinture avec pinceau et médium
Je fais un petit aparté pour vous montrer comment je fluidifie une peinture sur ma palette :
La peinture peut être mélangée sur la palette avec le couteau à peindre, comme je l’ai dit en début d’article. Elle est également mélangée au pinceau.
Ici, je cherche un peu de médium fait maison, dans un bouchon, que je cale dans ma palette, puis je mélange ce médium à la peinture pour la rendre un peu plus lisse. Je la rends plus facile à étaler.
Application de la peinture fluidifiée
Enfin, j’applique la peinture pour corriger les erreurs.
Apprendre de ses erreurs pour faire évoluer son tableau
Je vous disais que c’est loupé, pourtant il faut bien commencer quelque part, n’est-ce pas ?
Comme j’ai moi-même appris de ce tableau, je sais maintenant que, si c’était à refaire, j’irais bien plus vite à l’essentiel : je saurais directement comment créer mon arrière-plan, et je saurais comment placer mes éléments importants.
En bref, je saurais quelles erreurs éviter. Mais n’est-ce pas avec des essais et des erreurs que l’on apprend ?
Aussi ai-je réussi à vous convaincre que ce n’est pas grave de se tromper, d’essayer, mais aussi – surtout – que l’on peut arriver à un tableau réussi malgré ces étapes ?
Enfin, l’on pourrait se demander ce que c’est, un tableau réussi ?
Comme toujours, n’hésitez pas à me laisser un commentaire.
Bien à vous,
