« L’envie » d’action ou de résultat – un grand mot

« L’envie » est un moteur puissant qui guide nos actions et donne un sens à nos choix. Mais qu’est-ce que signifie réellement avoir envie de faire quelque chose ? Cette question, en apparence simple, soulève des dimensions psychologiques, émotionnelles et motivantes qui méritent d’être explorées.

L’envie, ou à l’inverse, le fait de ne pas avoir envie, sont des sujets et questions sensibles. À quel moment pourra-t-on dire qu’on a envie de faire quelque chose ou qu’on n’a pas envie de faire quelque chose ? L’envie d’action, matérielle ou créative, se caractérise, quoi qu’il en soit, dans le fait de faire quelque chose. Mais pourquoi ferons-nous une chose plutôt qu’une autre ? Pourquoi sera-t-il plus facile de faire telle tâche plutôt qu’une autre et pourquoi, enfin, la même activité différera-t-elle de facilité selon le moment ou le contexte émotionnel ?

Deux points sont touchés et viennent s’ajouter à « l’envie » qui sont : « la facilité » et « l’émotion ».

En effet, une activité « facile » sera plus agréable et rapide à effectuer qu’une activité difficile et une action se verra affectée en bien ou en mal extérieurement si vous êtes un peu sensible.

Être un peu sensible est d’ailleurs l’apanage de l’artiste. Cette sensibilité peut le porter dans des moments d’inspiration et créer ce sentiment d’envie, ou au contraire le déprimer, le détruire ou l’annihiler.

L’envie est à double tranchant : d’un côté si on l’utilise elle peut nous aider à être efficace et de l’autre si on ne l’utilise pas on aura l’impression d’être passé à côté de quelque chose, d’avoir « loupé le coche ».


En plus de cela nous pourrions nous demander quoi faire si la motivation ou l’envie survient pour une autre activité que celle que nous devons accomplir ?

Inévitablement aussi, il y aura des moments où l’on n’aura envie de rien.

Mais alors l’envie et la motivation seraient liées ?

Il faut faire attention avec la motivation, car parfois elle est là : il fait beau, il fait chaud ; vous ressentez tout l’amour du monde en vous et pourtant, vous ne faites rien. Le temps passe et la journée se termine. Vous n’avez rien fait ! Diantre ! C’est ce qu’il faut éviter.

Si vous voulez savoir comment être plus productifs, vous pouvez également lire mon autre article sur le sujet.

Les moments de création intenses

Savoir repérer ou créer votre bon moment

Il n’y a pas de « bon moment » en soi (ou de moment idéal) pour faire les choses. N’importe qui vous le dira. Pourtant on a tendance à rester sur cette idée. Il y a deux choses à prendre en compte : l’inspiration et le devoir. Il faut savoir repérer le moment où il faut s’y mettre.

Inévitablement, il y aura des moments où on n’aura aucune motivation et où il faudra trouver les ressources nécessaires en soi.

Si vous avez planifié une tâche, et même si la fatigue est là au réveil, il faut se rappeler qu’il n’y a rien qu’un café ne puisse régler et avant tout le corps lui-même s’adaptera. Il est normal de mettre un temps à se réveiller. Une fois réveillé, la continuité de la tâche de la veille s’imposera presque d’elle-même. Vous aurez la chance de l’expérimenter si vous avez suffisamment d’envie et de volonté à faire ce que vous voulez faire.

Attention toutefois à ne pas vous faire avoir et vous laisser happer par la difficulté, car là vous aurez réellement des difficultés. Avant que cela n’arrive, il faut se concentrer directement sur ce qui est important.

Envie, plaisir et devoir

En ce qui concerne les envies, celles-ci sont éphémères. Il serait dommage de ne pas saisir l’opportunité d’un moment d’envie pour exceller et avancer avec détermination et talent dans ce que vous faites ou pourriez faire. Souvent, cela relève du choix, mais surtout de l’urgence ou de l’importance. Si ce que vous pourriez accomplir est d’une qualité supérieure à d’autres tâches, voire même de la tâche urgente, cela peut justifier de les prioriser. C’est une question de choix.

Il est judicieux de suivre les idées créatives, de les explorer sans les abandonner. C’est une histoire de focus qu’il faut cultiver. Bien sûr, au quotidien, la volonté viendra fortement aider. La volonté est plus forte que l’envie. On parlera de volonté surtout quand il s’agit d’une tâche importante et compliquée.

Faire quelque chose par devoir et faire quelque chose que l’on aime sont deux choses différentes. Parfois, le devoir se conjugue avec le plaisir ou une réaction positive. Le devoir est ce que vous êtes obligé de faire.

D’un autre côté, l’envie va souvent de paire avec le plaisir, car vous aimez ce que vous faites. Une activité que vous avez du mal à faire deviendra une activité que vous avez envie de faire, car elle est devenue plus facile à force de travail. C’est bien quand ça commence à se dérouler comme ça. C’est avec la pratique que vous finissez par aimer ce qui était initialement difficile. C’est désormais plus à votre portée et cela le sera d’autant plus à mesure que vous acquérez des compétences.

Très souvent, l’envie découle de l’activité que l’on faisait juste avant. On a envie de continuer. On est lancé. C’est facile et plaisant.

En cas d’arrêt, il faut beaucoup de temps pour arriver à revenir à ce qu’on faisait, alors autant en être conscient…

Vous avez la volonté d’y arriver

Tout commence parfois par un déclic ou la découverte de la concentration méditative

Parfois, tout dépend d’un déclic. Il est crucial de noter que plus notre engagement psychologique dans une activité est fort, moins le temps semble s’étirer. Plus on est absorbé par une tâche, plus on devient intime avec celle-ci, ce qui en augmente notre compréhension. L’erreur à éviter est de laisser surgir des questions chronophages, existentielles, ou fondamentales ; en somme, de se poser des questions. La clé réside dans une concentration totale, si possible, dans l’immersion complète, que ce soit dans la peinture ou dans toute autre tâche. On rentre alors dans la peinture ou dans la tâche. Cette absorption crée un état quasi méditatif.


« On rentre dans la peinture. »


Ne vous arrêtez pas avant d’avoir fini

Une autre chose très importante est qu’on aurait tendance à penser que tout va bien, qu’on a le temps ; mais tant que ce n’est pas fini, ce n’est pas fini. vous pouvez rencontrer des imprévus et être dans l’impossibilité de terminer. À ce moment vous vous direz sans doute « si j’avais su ! » . Évitez ça et rassemblez tout votre sérieux maintenant !

Quand on arrive devant quelque chose de compliqué, on a envie de faire autre chose. Mais c’est comme ça. Il faut se forcer !

Se forcer c’est difficile, je suis d’accord avec vous, mais il faut le faire. Vous serez soulagé une fois que cela sera terminé. Plus vous faites durer la difficulté, plus elle va s’étirer dans le temps, et vous ne vous en sortirez pas.

C’est là où je veux parler d’éliminer les distractions. Les réseaux, les notifications et les appels peuvent nuire à votre réalisation. Savoir dire non et éloigner ces distractions peut vous aider à créer un espace de concentration agréable et cet espace favorable peut vous aider à travailler plus efficacement.

On termine l’action qu’on a commencé.

C’est d’autant plus vrai quand l’idée est fraîche : comme ça on surfe sur le travail de réflexion accompli et on mène à bien le projet plus facilement.

Les fondements d’une évolution

Évoluer par l’erreur : un voyage artistique et personnel

C’est en commettant des erreurs une fois, deux fois, trois fois, et peut-être même encore davantage, que nous les identifions et devenons capables de nous améliorer. Et rassurez-vous, tout ne se met pas en place instantanément. Il faut changer son état d’esprit pour y parvenir. Au début, c’est difficile. Vous ne saurez pas comment faire et vous n’y arriverez pas. Ce n’est pas une excuse, mais avec le temps, vous y parviendrez peu à peu, et peut-être qu’à un moment donné, vous vous direz que c’est peut-être le moment de changer, comme de ranger votre bureau, par exemple, pour être au top.

Je m’adresse à vous, et un peu à moi-même d’il y a quelques années. Je me retrouvais confrontée à l’incertitude de ne pas savoir comment concrétiser mes aspirations artistiques, notamment en ce qui concerne la peinture en couleur. À l’époque, je travaillais principalement en digital. Aujourd’hui, j’ai découvert la peinture à l’huile, qui est une pratique qui me convient et que j’apprécie pleinement. Je suis en constante progression, avec pour objectif ultime la capacité de donner vie à mes idées artistiques. À l’époque, comme je l’ai mentionné précédemment, je faisais face à des difficultés, sans vraiment avoir une idée claire de mes capacités réelles et de ce que j’étais capable de faire.

Aujourd’hui, en observant mes réalisations actuelles, je peux déjà ressentir une certaine fierté, même si mon objectif ultime n’est pas encore pleinement atteint. À l’époque, l’avenir de ma pratique artistique était incertain, et cette incertitude demeure. Je ne sais toujours pas exactement ce que l’avenir de ma pratique artistique réserve.

C’est un voyage propre à chacun.

L’impact négatif des petits écarts sur vos habitudes

Le fait de manquer une séance (parce qu’on a pas envie) crée une perturbation dans la routine, pour ainsi dire. Vous autoriser, ne serait-ce qu’une fois, à sauter votre séance de sport ou à négliger votre séance de peinture vous donne l’impression que cela n’a pas d’importance, d’un certain point de vue. Par conséquent, il devient plus facile de ne pas reprendre l’activité la fois suivante, même si vous appréciez l’activité en elle-même, mais simplement parce que cela demande encore un effort.

C’est sûr que quand il n’y a pas de pression sociale c’est encore différemment difficile de s’investir. Il n’y a personne qui remarque votre absence et personne auprès de qui s’excuser.

Pensez au bien-être que vous ressentirez après votre séance, cela vous aidera à vous motiver, et surtout, si vous le souhaitez, s’il vous plaît, soyez inflexible (et bienveillant) avec vous-même, c’est ainsi que vous progresserez !

Conclusion

Vous avez vu qu’une inspiration pouvait venir dans un moment où nous sommes censés réaliser une tâche par devoir. Ce que vous devez faire est avant tout une question de choix, car vous avez vu qu’une activité peut être magnifiée par un état de motivation due à l’envie et une concentration intense.

Mais vous savez que, lorsqu’une activité que vous devez faire est difficile, vous cherchez quelque chose de plus agréable et facile à faire. À ce moment là, il faut avoir la lucidité de comprendre la nature de ce qui vous arrive pour déterminer ce qu’il est le plus sensé de faire, pour aller vers vos objectifs.

Ainsi, vous pourrez créer vos états de concentration et avec le temps vous saurez déterminer quelles sont les tâches à accomplir, pour évoluer, par l’erreur et l’apprentissage, afin de devenir meilleurs, pour vous-même, et de progresser dans vos activités en mettant vos envies à profit, au bon moment.

Enfin, avoir la discipline de faire ce qui est le plus important en premier vous permettra d’obtenir des résultats. Il faudra également trouver en vous la volonté d’agir et de respecter vos tâches avec conscience, car l’envie seule ne suffit pas.

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