Cet article fait suite au premier de la série sur le sujet de ce portrait. Vous pouvez commencer par le lire, si vous voulez en savoir plus sur le commencement.
Je l’ai commencĂ© et laissĂ© de cĂŽtĂ©. Je jugeais que je n’avais pas les compĂ©tences. Je commençais Ă apprendre. J’ai Ă©tudiĂ©. J’ai fait des Ă©tudes d’images pour m’entrainer.
Quand j’ai Ă©tĂ© plus sĂ»re de moi, je l’ai ressorti. J’Ă©tais un peu plus confiante. Cependant, jâai Ă©talĂ© la peinture sans trop savoir oĂč jâallais. C’est Ă la fois bien et mal car je me suis donnĂ©e des bases que je pouvais rĂ©exploiter par la suite. Mais j’aurais aussi pu mieux m’appliquer plus tĂŽt. Ce n’Ă©tait dĂ©jĂ pas la premiĂšre couche de peinture sur le tableau.
Le nombre de couches de peinture n’a pas d’importance tant que vous arrivez Ă ce que vous dĂ©sirez.
Plus bas, je vous parle de comment j’ai créé un vert foncĂ© pour ma toile.
Début des choses sérieuses
Travail sans références
Normalement, on s’entraĂźne Ă reproduire une Ćuvre ou bien une photographie qui nous plaĂźt ou qui nous inspire. LĂ , Ă©tant donnĂ© quâavec les sĂ©ances prĂ©cĂ©dentes je mâĂ©tais dĂ©jĂ entraĂźnĂ©e Ă faire de lâimprovisation, mais Ă partir dâune rĂ©fĂ©rence ; cette fois, je me suis lancĂ©e en disant que je nâavais pas de rĂ©fĂ©rence.Â
En rĂ©alitĂ©, j’avais bien quelques images dans le tĂ©lĂ©phones, qui donnaient des indications pour peindre des branches ou d’autres morceaux. Ces images peuvent m’aider. Cela dit, je ne m’y attache pas assez souvent, justement pour observer et obtenir un support visuel constructif.
C’est une simple remarque, mais ça aide. Gardez vos rĂ©fĂ©rences prĂšs de vous, Ă portĂ©e de main.
â Gardez vos rĂ©fĂ©rences visuelles (vos photos) Ă cĂŽtĂ© de vous
Recherche et analyse
LĂ , en fait, jâavais besoin de voir oĂč jâen Ă©tais, de corriger et/ou d’ajuster des choses, avant de me lancer dans un travail plus approfondi.
Jâavais du mal Ă me baser sur quelque-chose, en travaillant seule. Je me contentais de superposer des couches, sans vraiment aller vers ce que je dĂ©sirais obtenir – mais – jâai fais des dĂ©couvertes intĂ©ressantes pendant ce temps. Jâai Ă©talĂ© une premiĂšre couche suffisante et intĂ©ressante pour avoir une base de travail. C’Ă©tait dĂ©jĂ une « prĂ©sence » sur la toile.
GrĂące Ă cela, il Ă©tait aisĂ©ment possible de voir ce vers quoi je dĂ©sirais aller. Je ne venais pas les mains vides. Mon personnage commençait dĂ©jĂ Ă exister et des choses commençaient Ă se dĂ©tacher pour former des prĂ©mices de feuilles, etc. Vous pourrez vous rĂ©fĂ©rer Ă lâarticle sur les hortensias (prochain sujet), pour comprendre oĂč je veux en venir par des prĂ©mices de formes qui apparaissent sur la toile, prĂȘts Ă ĂȘtre exploitĂ©s.
Je reparlerai du sujet précédent dans un prochain article car il existe plusieurs maniÚres de procéder, et on détaillera un peu ça.

Espace de travail et outils
Un re-travail du fond
L’arriĂšre plan de prĂ©fĂ©rence en premier
Au total, pour cette sĂ©ance, on a retravaillĂ© le fond, car avant de se lancer dans le sujet câest bien ou mieux dâavoir fini le fond (mĂȘme si ce nâest pas obligatoire).
C’est mieux si vous terminez le fond avant de commencer ou de finir votre sujet, car vous pouvez dĂ©passer et mieux travailler comme ça. C’est plus conventionnel de le terminer, quand vous peignez. Si nĂ©cessaire, vous pourrez encore le modifier ou vous appliquer pour le reprendre. C’est le cas d’un tableau avec une pomme, que j’ai fait au tout dĂ©but, pareil.

La couleur verte en peinture
Le vert de base
Mon fond est vert. Il faut rappeler que, initialement, j’avais utilisĂ© un vert en tube. Je ne conseille pas de prendre des mĂ©langes tout fait, sauf peut ĂȘtre pour gagner du temps. Mais entrainez-vous Ă obtenir les couleurs que vous voulez vraiment, c’est plus logique et important.
L’ocre ce n’est pas vraiment du jaune, comme le jaune citron. Pourtant c’est la couleur et le pigment (ocre jaune) qui donne le plus de rĂ©sultat pour presque tout faire, en peinture. On le mĂ©lange avec le bleu outremer, et le rouge alizarine cramoisie, comme toujours.
Pour vous en dire plus sur les couleurs choisies et leurs effets (rĂ©fĂ©rez-vous aux photos), disons quâune utilisation du bleu outremer avec lâalizarine et lâocre donnaient plutĂŽt, pour mes mĂ©langes, du violet et du brun. Je mĂ©lange dâabord le bleu et le jaune et jâajoute le rouge ensuite. Ainsi, on a plus de contrĂŽle !

Jâen ai fait une version avec plus dâocre, qui a donnĂ© un brun.
C’est Ă©vident ! Le bleu et le jaune font le vert. Câest normal, mais comme je voulais un mĂ©lange foncĂ©, jâai tout mĂ©langĂ© pelle mĂȘle.
Obtenir du vert flashy
Pour avoir un vert qui soit plus flashy, on a intĂ©rĂȘt Ă utiliser du bleu de Prusse, avec du jaune citron.
Pour ce faire, jâai utilisĂ© plusieurs couleurs : du bleu outremer, de lâocre, de lâalizarine, du jaune citron et du bleu de Prusse. Lors de cette sĂ©ance je nâai pas ouvert mon tube de blanc. Je nâen ai pas eu besoin. Pourtant, on a normalement souvent besoin d’avoir un peu de blanc sur la palette.
AprĂšs avoir fait ces mĂ©langes, lĂ effectivement, ça ne pouvait pas ĂȘtre plus flashy et pĂ©tant. J’ai ensuite prĂ©levĂ© et ajoutĂ© cette couleur Ă mon mĂ©lange lĂ©gĂšrement violet et brun. Ăa m’a permis de crĂ©er le vert foncĂ© que je voulais !
Ca variait par endroits, câest bien et mieux et ce nâest pas grave si ça parait un peu prononcĂ©. Je trouve que ça sâest beaucoup attĂ©nuĂ© en sĂ©chant.
Une peinture du fond retravaillée
Pour finir, j’ai appliquĂ© par dessus, en glacis (peinture diluĂ©e et transparente) et par endroits, ces touches de vert foncĂ©.
J’ai retravaillĂ© le fond, pour en obtenir un plus intense, profond et sombre.
Voici en quelques photos l’avancement de la toile :


Il y a encore beaucoup Ă faire, mais le tableau avance, petit Ă petit. đ
Comme toujours, merci beaucoup, chers lecteurs et lectrices, pour votre engagement et votre intĂ©rĂȘt. đ
Ă trĂšs bientĂŽt, Amandine
